( AFP / GUILLAUME SOUVANT )
L'entreprise bretonne EverEver, jeune pousse positionnée sur l'électroménager durable, a annoncé vouloir reprendre le site Brandt de Vendôme (Loir-et-Cher), deuxième offre connue de reprise partielle du groupe en liquidation, avant la clôture des candidatures prévue jeudi.
L'ambition est de relancer à Vendôme la fabrication de plaques de cuisson, puis de fours à partir de 2028 "en s'appuyant sur un modèle fondé sur la qualité et la durabilité", a annoncé l'entreprise, dans un communiqué.
La jeune pousse, fondée en 2018 par l'entrepreneur Martin Hacpille, a manifesté son intérêt pour certains actifs de l'ancien groupe d'électroménager français y compris ses marques De Dietrich, Vedette et Sauter.
Pour financer cette reprise, EverEver a lancé une levée de fonds sur une plateforme participative alors que ses capacités financières suscitent des doutes.
Le groupe morbihannais revendique un contrat de 60.000 unités avec la grande distribution pour son premier produit, un lave-vaisselle durable.
Mais il rencontre déjà des difficultés pour boucler une levée de fonds de trois millions d'euros destinés à la construction d'une usine à Vannes, censée accueillir la production de ce lave-vaisselle "conçu pour durer plus de vingt ans".
Avant la liquidation judiciaire de Brandt prononcée le 11 décembre, l'usine de Vendôme comptait 95 salariés. A horizon 2029, EverEver vise la création de "150 emplois".
Le projet de reprise ne concerne pas l'autre site de production du groupe dans la région Centre-Val de Loire, situé à Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d'Orléans, qui comptait 350 salariés sur les quelque 700 de l'entreprise.
Après des années de difficultés financières, l'entreprise centenaire Brandt, emblématique du patrimoine industriel français, a été mise en liquidation par le tribunal des activités économiques de Nanterre, après l'échec d'un projet de Scop (société coopérative et participative) soutenu par le groupe Revive et les pouvoirs publics.
Les acteurs intéressés par la reprise des actifs du groupe ont jusqu'à jeudi pour remettre leurs offres aux liquidateurs.
Contactée par l'AFP, la région Centre-Val de Loire n'a pas souhaité commenter l'offre d'EverEver dans l'immédiat, mais assure qu'elle sera "très attentive" aux dossiers présentés.
Fin décembre, l'homme d'affaires Stephan Français, patron de Thomson Computing, avait proposé de reprendre l'usine d'Orléans, en élargissant l'activité historique de Brandt à celle de produits informatiques. La situation financière de cette entreprise à l'endettement important avait aussi suscité le doute.
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